La Clinique de la Vision est ouverte à Paris depuis 15 ans pour une chirurgie réfractive exclusive et de niveau international. Sa renommée a conduit parmi les meilleurs chirurgiens de province à bénéficier de son expérience et de son expertise afin de former un groupement de compétences et de qualité. Des centres authentifiés par le logo CLV s'attachent aux valeurs fondatrices et au respect de la charte commune. C'est une garantie pour les patients et les chirurgiens.

Herpès

HERPÈS OCULAIRE

Les kératites herpétiques (KH), essentiellement dues au type1 des virus Herpes simplex (HSV-1), qu’environ 20 % des sujets de 20 ans et la presque totalité des sujets de 60 ans hébergent du virus à l’état latent dans les voies nerveuses responsables de l’innervation sensitive de la face. À l’occasion d’un phénomène provocateur poussé à son terme, le patient déclare une kératite herpétique qui peut toucher tous les tissus de la cornée, seuls ou de façon combinée et d’une façon très diverse en intensité. Les tableaux vont des formes légères superficielles et typiques à des formes profondes, réfractaires aux médicaments et inflammatoires. Les personnes immunitairement déficientes sont les plus exposées. Le système immunitaire ne permet pas la destruction des virus en état de latence dans le système nerveux, et les antiviraux actuels n’ont pas non plus cette capacité. Cela explique qu’un patient qui a fait une fois un herpès a de grandes chances d’en faire un second.

Ce risque est en moyenne de 10 % à 1 an, 20 à 30 % à 2 ans, 40 % à 5 ans et 60 à 70 % à 20 ans.  En France, le nombre total d’épisodes d’herpès oculaire est estimé à 18 000 par an et le nombre de patients ayant été concernés au moins une fois par l’herpès est de 90 000. Le risque d’acuité visuelle inférieure à 1/10 à environ 10 % dans les 20 années qui suivent le premier épisode herpétique.

La chirurgie réfractive cornéenne n’est pas interdite en cas d’herpès mais il faut la pratiquer en dehors des crises, en l’absence de complications, sous couvert d’une charge antivirale générale, sans cortisone et avec une surveillance. Le patient est informé du risque de récidive. Mais pas de CXL en cas d'herpès.

Les traitements

Le débridement
C’est le moyen le moins dispendieux et pourtant l’un des plus judicieux dans la prise en charge des kératites épithéliales.

Il participe à la réduction de la charge virale locale.

Les antiseptiques
Ils sont prescrits par certains pour éviter une surinfection bactérienne, mais cette complication est rare. Les antibiotiques   ne sont pas indiqués. Une forte lubrification est associée.

Les corticostéroïdes
Ce sont des contre-indications formelles dans l’herpès cornéen : ils ne doivent pas être utilisés dans les atteintes épithéliales, sous peine d’aggraver le tableau (par exemple en transformant une simple dendrite en une atteinte géographique), et ils ne doivent pas non plus être utilisés en cas d’atteinte nécrotique, car ils pourraient faciliter une fonte cornéenne. En revanche, ce sont des outils précieux des complications inflammatoires de l’infection herpétique, sous couvert d’antiviraux généraux.

Les antiviraux
Trois antiviraux locaux sont actuellement disponibles en France : le Virophta (collyre à la trifluridine), le Zovirax (pommade à l’aciclovir) et le Virgan (gel de ganciclovir). Ils agissent tous en bloquant la même enzyme indispensable à la réplication du virus cornéen. Les deux derniers sont plus sélectifs et mieux tolérés. Les autres moyens locaux sont réservés à des formes rares et graves. Les produits généaraux sont : l’aciclovir (Zovirax), sous forme de comprimé et de poudre pour solution injectable, et le valaciclovir (Zelitrex) destiné à une prise orale.

 

 

 

Dernière modification le 30/05/2013 - 15:32