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KÉRATOCÔNES
La suspicion de kératocône contre indique actuellement le Lasik
Cette maladie ophtalmologique est fréquente (prévalence entre 50 et 230 / 100 000), très souvent méconnue et transmissible. Elle est facilement dépistable depuis très peu de temps.
Numéro Orphanet
ORPHA2335
Prévalence
>1 / 1000
Hérédité
Âge d'apparition
Enfance
Code CIM 10
MIM
Le kératocône est une dystrophie cornéenne, non inflammatoire, se manifestant par une déformation vers l'avant, non inflammatoire de la cornée, au centre habituellement, apparaissant généralement dans l'adolescence et provoquant, en cas d'évolution, une diminution de l'acuité visuelle en raison d'un important astigmatisme irrégulier et variable pouvant aussi conduire à une désorganisation non périphérique du tissu cornéen. La vision est atteinte dès que l'importance du défaut dépasse la possibilité de correction ou le maintien de la stabilité visuelle. Les formes discrètes, stables ou peu changeantes sont nombreuses et fréquentes. Le dépistage fait appel à des scores pour les formes frustes (00102)
Les formes diagnostiquées après l'adolescence ou peu évolutives sont généralement relativement stables. D'une manière générale les formes diagnostiquées tard sont de meilleur pronostique.
La dégénérescence pellucide marginale est une ectasie plus périphérique , d"apparition plus tardive après 35 ans , souvent moins évolutive que le KCN . En topographie l'aspect est souvent en pinces de crabe , avec un aspect d'axe vertical plat , entre les deux pinces .Il faut redouter les formes frustres qui peuvent évoluer en ectasie majeure après LASIK
Le kératocône fruste
On insiste beaucoup sur les kératocônes frustes. La plupart du temps ces dernières formes étant totalement insoupçonnées des patients et de leurs propres ophtalmologistes. C’est à l’occasion d’une candidature à la chirurgie réfractive ou alors par le biais d’un dépistage au sein d’une famille présentant un cas connu que l’on identifie les porteurs. Ils représentent la fraction la plus importante du groupe kératocône.
A chaque consultation réfractive les médecins réfutent l'indication LASIK et même laser excimer des patients qui se croyaient aptes, on évalue entre 5 et 11 % le nombre de patients écartés pour cette raison et ignorant, avant d'avoir consulté, qu'ils étaient porteurs d'un kératocône silencieux.
Les critères de distinction font appel à des aspects morphologiques particuliers, à des indices de suspicion 00131, à des mesures bio mécaniques, à l'examen des yeux, à l'historique visuel. On n'opère pas car ces cornées sont considérées comme possédant moins de stabilité et de mémoire de forme 00132 ce qui peut parfois exposer à une déformation croissante à long terme (ectasie).
La situation réfractive n'est pas compromise car il est possible suivant l'importance et l'aspect de proposer des implants phaques ou des anneaux intra cornéens voire des greffes lamellaires.
Surtout depuis peu on tend à proposer des traitements par ablation très superficielle associée à une irradiation consolidatrice en CXL (voir plus loin) Les lentilles de contact sont ardues à adapter et demandent des spécialistes mais en général le candidat à la chirurgie ne désire plus de lentilles de contact.

Retenons que :
Toute consultation de chirurgie réfractive doit comporter un dépistage de kératocône.
Les tests suivants peuvent être considérés comme indispensables même si certains isolément sont insuffisants isolément : tous complètent un interrogatoire précis par :
- Réfraction, stabilité, hérédité ...,
- Cornéotopographie spéculaire,
- Cornéotopographie Orbscan ou Pentacam,
- Pachymétrie,
- ORA,
- Aberrométrie. la coma verticale de la surface cornéenne A est le coefficient le plus à même de différencier les yeux.
...
Mais retenons que certains cas échappent au dépistage en dépit de toutes les précautions.
Dernière modification le 03/02/2012 - 08:01