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La sécheresse oculaire

Les glandes lacrymales sécrètent en permanence les larmes. L'excrétion des larmes s'effectue tout au long des voies lacrymales, à travers un système de lacs et rivières où la pompe lacrymale joue un rôle majeur.
La pompe lacrymale est l'ensemble du mécanisme actif de drainage lacrymal qui s'effectue essentiellement entre le méat lacrymal et le sac lacrymal.
L'orbiculaire supérieur et inférieur intervient en amont de cette pompe, dès la fente palpébrale, pour amener les rivières palpébrales à se jeter dans le premier lac dénommé lac lacrymal à l'angle interne de l'œil, où une partie des larmes s'évapore ou est réabsorbée.
Puis les méats lacrymaux drainent les larmes vers les canalicules supérieur et inférieur qui constituent la seconde rivière lacrymale. La dynamique de l'excrétion des larmes dans les canalicules repose alors sur deux systèmes concentriques. Le canalicule commun, réunion des canalicules supérieur et inférieur, s'abouche dans le sac au niveau d’une valvule qui évite le reflux du sac vers les canalicules.
Le sac draine les larmes vers le bas, vers une troisième rivière que constitue le canal lacrymonasal qui se jette dans les fosses nasales au niveau. Le temps de transit moyen dans les voies lacrymales a été estimé à 8 minutes.

D'autres mécanismes d'élimination des larmes existent mais sont moins importants que cette pompe lacrymale : l'évaporation, la réabsorption, la capillarité et la gravité. Dans les conditions de base, seule une petite quantité de larmes parvient dans le nez.

La sécheresse est caractérisée par un défaut de fabrication des larmes par la glande lacrymale. Les sécheresses oculaires constituent une des plus fréquentes et des plus banales affections ophtalmologiques : 15 % de la population en souffre réellement après 65 ans. Mais les déficits mineurs sont bien plus fréquents. Après une intervention excimer surtout si c'est un Lasik la sécrétion diminue car les petits nerfs coupés doivent repousser et cela demande quelques mois. Des lubrifiants sont donc prescrits provisoirement après l'intervention.

Les symptômes de l’œil sec sont des sensations de « brûlures » oculaires désespérément traînantes, des impressions de corps étranger, des picotements, une photophobie, ou encore un larmoiement paradoxal (l’œil essayant de « compenser » l’existence de larmes de mauvaise qualité par une production lacrymale transitoire plus importante sur le plan quantitatif).

Les causes sont multiples et souvent associées

La prise de certains médicaments est une des causes les plus fréquentes : anxiolytiques, somnifères, traitements hormonaux de substitution de la ménopause… Ils peuvent entraîner en même temps une sécheresse buccale. L’âge après 50 ans et la ménopause entraînent une sécheresse oculaire banale (par atrophie dégénérative des glandes lacrymales). Le syndrome de Gougerot-Sjögren, affection auto-immune atteint non seulement la glande lacrymale mais également d'autres glandes dont les glandes salivaires. Il peut se rencontrer lors d’une pathologie rhumatismale. Des causes locales : les conjonctivites chroniques, allergiques, les kérato conjonctivites virales (inflammation de la cornée et de la conjonctive), certaines blépharites, de même que l’acné rosacée peuvent entraîner ou aggraver une sécheresse oculaire.

Comment traiter ?

Le traitement symptomatique (quelle que soit la cause) est un traitement substitutif par des larmes artificielles en collyre associé à des gels lubrifiants et mouillants qui seront appliqués plusieurs fois par jour ou à volonté selon les besoins du patient.

Si l’œil est sec il est logique de le mouiller. Cette lubrification ne repose pas sur de l’eau mais sur des collyres substitutifs dont la composition est particulièrement adaptée à l’œil. Toutefois il est difficile d’avoir un produit reproduisant bien les 3 composantes du film lacrymal : mucinique, lipidique et aqueuse. Quel que soit le type de collyre il importe de ne recourir qu’à des collyres sans conservateurs ni excipients qui limitent l’effet agressif de ces adjuvants.

Une nouvelle classe de collyres existe: les osmoprotecteurs qui protègent l’épithélium de l’hyperosmolarité des déficits lacrymaux. Les collyres trophiques sont dominées par la pommade vitamine A ophtalmologique.

Un des facteurs de la sécheresse est la présence d’une inflammation locale souvent faible mais chronique. Ainsi une blépharite, une propension allergique, des s »quelles d’infection, une pathologie lacrymale, un ancien  trachome….Si c’est le cas des cures courtes de stéroïdes en collyres est souhaitable. Un collyre non venu en France mais reconnu aux USA apporte une avancée dans des formes sévères ou rebelles : la cyclosporine 0,05 % ; l’utilisation dit se faire sous de courtes durées. En France certaines pharmacies hospitalières peuvent le préparer en Autorisation Temporaire d’Utilisation  (ATU) mais il est souvent plus concentré.

Le traitement des blépharites et une nécessité. Le traitement repose sur le suivi de conseils d’hygiène palpébrale et l’emploi de lubrifiants oculaires. Au plan général lorsqu’une rosacée ou des formes voisines séborrhéiques sont associées le recours à un antibiotique général est utile.

Les lunettes chauffantes à chambre humide sont un moyen externe d’action.

Quand ce traitement substitutif n’est pas suffisant, une obstruction mécanique des « points lacrymaux » dans l’angle interne des paupières par des bouchons en silicone, encore appelés « clous ou conformateurs méatiques améliore les patients. Réalisée sous anesthésie locale de contact par collyre au cabinet médical, leur pose est rapide et totalement indolore. Le traitement de la cause consiste en la suppression  ou la diminution des anxiolytiques et somnifères, la recherche d’un allergène dans les conjonctivites allergiques, les soins locaux quotidiens d’hygiène des paupières (par des compresses humides chaudes et désinfection locale) dans les blépharites.

 

 

 

Dernière modification le 27/07/2014 - 06:45