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Épidémiologie

EN SAVOIR PLUS SUR LA MYOPIE

 

La genèse de la myopie est complexe. Deux facteurs jouent un rôle majeur : l'hérédité et l'environnement. Tout laisse penser qu'ils sont associés.

Le phénomène d'emmétropisation active
La réfraction de l'œil est régie par quatre variables : la puissance cornéenne, la profondeur de la chambre antérieure, le dioptre cristallinien et la longueur du globe oculaire.

La prépondérance des emmétropes chez l'adulte évoque l'existence d'un programme d'emmétropisation active qui va conduire la plupart des yeux vers un état proche de l'emmétropie.
Ce mécanisme reste à ce jour totalement inconnu. La myopisation, juste après la naissance, peut être obtenue par l'utilisation d'une lentille de puissance négative alors qu'une lentille positive peut induire une hypermétropie.
Ces résultats ont été à l'origine de la théorie de la défocalisation faisant intervenir une boucle de rétrocontrôle. La lentille négative fait converger les rayons en arrière de la rétine, et ce manque de mise au point fait que l'œil s'allonge de manière que la rétine soit située en regard du point de convergence des rayons lumineux. Il existe un affaiblissement de la partie postérieure de la sclère.

Génétique
Plusieurs approches méthodologiques ont clairement objectivé l'importance de l'hérédité dans le déterminisme de la myopie, mais aucun gène unique n'a été jusqu'à présent identifié.

L'étude de jumeaux
Plusieurs études montrent que la concordance est plus importante entre jumeaux monozygotes qu'entre dizygotes, quels que soient les degrés de sévérité de la myopie.

L'existence de formes familiales
Les études d'héritabilité dont le principe est d'étudier par des méthodes statistiques la variance du phénotype myopie entre individus apparentés ont mis en évidence une prévalence familiale de la myopie. Les enfants issus d'un, et a fortiori de deux parents myopes, ont plus de risque d'être myopes que des enfants de parents emmétropes. Une étude Australienne a montré que la présence de la myopie chez l’un des parents multipliait par deux le risqué pour un enfant d’être myope. Quand les deux parents sont myopes, le risque est multiplié par huit. Ce risque est aussi plus grand si la myopie d’un ou des parents est prononcée.

Le mode de transmission
Le mode de transmission de la myopie n'est pas univoque. Plusieurs études ont montré plusieurs modes de transmission mendélienne aussi bien autosomique dominant que récessif, de rares cas de transmission liée à l'X ont même été observés.

Association à des anomalies génétiques
Il existe parfois une association du symptôme myopie avec des maladies du collagène, dont les gènes sont localisés. Les équipes qui ont autrefois déterminé avec précision les arbres généalogiques de myopes ne disposaient pas des outils nécessaires pour rattacher une maladie héréditaire à un site génétique précis.

Une nouvelle ère dans la compréhension des maladies héréditaires est née grâce aux techniques de génétique moléculaire.
À l'heure actuelle, ces analyses sur l'ensemble du génome ont permis de mettre en évidence 3 régions contenant un gène lié à la myopie forte.
Une équipe américaine a récemment démontré une liaison entre la myopie et les chromosomes 18 (portion p 11.13) et 12 (portion q 21.23), sur 32 familles françaises a permis d'identifier un locus génétique sur le chromosome 7 (portion q 36).

L'environnement
La myopie est également sous la dépendance de facteurs environnementaux. Le plus important est, la vision de près prolongée. Plusieurs études, menées en République Populaire de Chine, en ont brillamment apporté la preuve d'une manière indirecte.

L'incidence de la myopie est élevée parmi les étudiants de Hongkong que dans la population rurale alentour.

Par ailleurs, une étude menée à Pékin va dans le même sens : l'incidence de la myopie est beaucoup plus élevée chez des enfants effectuant des études longues (ou la vision de prés est très importante en raison de la multitude de caractères chinois) que chez leurs parents qui n'ont pas fait d'études (80 % versus 50 %). Plus les activités extérieures augmentent et moins le risque de myopie est élevée (baisse de 2 % par heure supplémentaire).

Ainsi, tout se passe comme si le phénomène d'emmétropisation active se faisait pour l'infini lorsque l'activité prépondérante est en vision de loin aboutissant à l'emmétropie, alors  que si l'enfant est confronté constamment à une vision de près, l'emmétropisation active se fait pour la distance la plus utilisée par l'individu, aboutissant ainsi à une myopie. Mais on note l’absence de lien entre travail de près et développement de la myopie du moins d'une façon directe et certaine.

Si cette hypothèse s'avère, l'évolution du genre humain en fonction de son environnement vers une vision de près prépondérante (ordinateur…) devrait aboutir à une majorité de myopes dans les siècles à venir.

 

 

 

Dernière modification le 29/05/2013 - 13:36