La Clinique de la Vision est ouverte à Paris depuis 15 ans pour une chirurgie réfractive exclusive et de niveau international. Sa renommée a conduit parmi les meilleurs chirurgiens de province à bénéficier de son expérience et de son expertise afin de former un groupement de compétences et de qualité. Des centres authentifiés par le logo CLV s'attachent aux valeurs fondatrices et au respect de la charte commune. C'est une garantie pour les patients et les chirurgiens.

Lasers

Interview aux entretiens de Bichat 2013

 

Le Dr. Jean-Jacques Saragoussi, est auteur d'une conférence récente: « Myopie, hypermétropie, astigmatisme, presbytie : faut-il opérer ? » aux Entretiens de Bichat du 26 au 28 septembre 2013.

Quels sont les principaux problèmes liés aux yeux ?
Dr. Jean-Jacques SARAGOUSSI : Les troubles de la réfraction, c'est-à-dire la myopie, l'hypermétropie, l'astigmatisme et la presbytie, sont extrêmement fréquents. Alors que 30 % de la population est myope en Occident, ce pourcentage peut atteindre 70 % en Asie. L'hypermétropie se révèle le plus souvent tardivement après l'âge de 40 ans. Son incidence serait de l'ordre de 20 % dans la population. L'astigmatisme est associé à la myopie ou à l'hypermétropie dans 80 % des cas. La presbytie affecte 100 % de la population après 45 ans. Elle s'ajoute aux autres défauts réfractifs. Dans la myopie, il existe une baisse de l'acuité visuelle de loin, dans l'hypermétropie après 40 ans, on observe une baisse de l'acuité visuelle de loin et de près, l'astigmatisme retentit également sur la vision de loin et de près, et la presbytie correspond à une baisse de la vision de près, évolutive entre 45 et 60 ans lorsque la vision de loin est corrigée. Des publications scientifiques démontrent que les défauts visuels liés aux troubles de la réfraction altèrent la qualité de vie.

R : Où en sommes-nous dans les traitements ?
Dr. J-J. S. : Les lunettes sont le premier moyen de correction et sont prescrites dès l'enfance lorsque le trouble visuel est dépisté. Elles peuvent être portées toute la vie. Pour éviter le port de lunettes, les lentilles de contact apportent une correction efficace pour tous les troubles visuels réfractifs. Elles exigent une adaptation personnalisée et une hygiène de port et d'entretien pour prévenir les complications comme les altérations de la cornée ou les infections. Sauf cas particulier chez l'enfant, les lentilles sont prescrites à partir de l'adolescence et peuvent être portées, si elles sont tolérées, jusqu'à un âge avancé. La chirurgie réfractive est pratiquée depuis plus de 25 ans. Ces opérations chez l'adulte de moins de 60 ans sont réalisées avec des lasers permettant de sculpter la cornée pour ajuster le pouvoir de focalisation de l'œil et faire la mise au point pour une vue nette. Les opérations laser permettent de supprimer ou de réduire la dépendance aux lunettes -et aux lentilles. Ces opérations ne sont pas toujours possibles et une exploration médicale préalable très poussée permet de dépister les contre-indications. Cette chirurgie est de plus en plus pratiquée dans le monde, sur plusieurs millions d'opérés.

R : Et demain, qu'en sera-t-il ?
Dr. J-J. S. : La chirurgie deviendra un moyen de correction de plus en plus naturel. Elle n'exclura pas les lunettes ou les lentilles de contact car chaque moyen de correction peut trouver sa place à différents âges de la vie. Une bonne correction des défauts réfractifs dès l'enfance par les lunettes, puis le recours aux lentilles de contact dans l'adolescence peuvent contribuer à limiter l'évolution des troubles visuels et les rendre plus accessibles à une correction chirurgicale à l'âge adulte. L'évolution technologique, en apportant toujours plus de précision et de sécurité, ne fera que renforcer la confiance des candidats à la chirurgie. Nous pensons qu'elle se généralisera dans l'avenir car elle améliore la qualité de vie des opérés pour la rendre comparable à celle des individus dépourvus de trouble visuel.

R : Quels sont les gestes du quotidien pour préserver sa vue ?
Dr. J-J. S. : On peut citer une liste non exhaustive : toujours bien corriger sa vision, stimuler la vision binoculaire, c'est-à-dire le travail simultané des deux yeux à toutes distances de vision, éviter le frottement oculaire, respecter des règles élémentaires d'hygiène pour prévenir une infection par contagion, cligner volontairement des yeux afin de renouveler le film de larmes lorsqu'on fixe de façon prolongée un écran ou la route par exemple, ne pas fixer durablement une source de lumière potentiellement toxique pour la rétine, comme le soleil, ou une led, consulter précocement dès l'apparition d'un signe fonctionnel oculaire tel que baisse de vision, rougeur, douleur... et enfin ne pas oublier les consultations systématiques régulières pour le dépistage précoce de maladies insidieuses, qui sont sans symptôme d'appel et potentiellement graves, mais pouvant être traitées, comme le glaucome, les lésions du fond d'œil prédisposant au décollement de rétine ou des dégénérescences maculaires liées à l'âge débutantes

 

 

 

Dernière modification le 20/01/2018 - 06:44