Avant et après l'intervention

Avant et après l'opération  

 

AVANT L'OPÉRATION

Tous les chirurgiens n'adoptent pas les mêmes préconisations avant l'intervention.

Il demeure très conseillé en France de respecter les consignes et recommandations officielles de l'HAS (Haute Autorité de Santé)
et
des Sociétés Scientifiques relayées par les directives réglementaires générales. http://www.securitesoins.fr/les-questions-que-l-on-se-pose-avant-une-intervention-chirurgicale/quelles-sont-les-consignes-de-preparation-chirurgicale-a-respecter-avant-une-intervention_fr_02_14.html

D'une façon générale beaucoup de médecins prescrivent pour l'intervention un ou deux collyres et souvent un comprimé relaxant

Les consentements
Le chirurgien doit vous procurer les documents à lire et à signer avant l'opération. Cette formalité engage votre contrat de soins avec le médecin.

Les mineurs  ( cas exceptionnels de nécessité thérapeutique) doivent posséder l'accord signé des deux parents quelle que soit la situation civile de ces derniers.

C'est au chirurgien qu'il revient de s'assurer du respect par le patient des conditions réglementaires de l'acte médical. Mais la clinique s'assure de la conformité

Une douche le matin de l'opération (voir plus bas), la bétadine cutanée est conseillée
Ne pas se maquiller ;
Ne pas se raser ;
Instiller des collyres si ils sont prescrits ;
Absorber des médicaments en particulier tranquilisants ou anti douloureux si ils sont prescrits ;
Adopter une tenue pratique ;
Se couvrir car il fait froid dans un bloc opératoire ;
Prévoir un accompagnant pour le départ ;
Penser à apporter tous les documents remis, lus et signés ;
Ne pas se coucher tard la veille ;
Éviter les repas abondants ou alcoolisés le jour opératoire ;
Prévoir une personne pour s'occuper le soir de très jeunes enfants. 

Les douches
La veille de l'opération
Vous devez prendre une douche avec un savon antiseptique.  Ce soin fait partie intégrante de la préparation à votre opération. Cette douche est obligatoire.

Vous devez donc procéder comme ceci la veille de l’intervention
Coupez vos ongles et enlevez le vernis ;
Ôtez vos bijoux et ne pas se maquiller.

Nettoyer le peigne, la rasoir, la brosse et les branches de lunettes

Prenez une première douche avec le savon  de la façon suivante :
1°) Mouiller la tête, le visage et les cheveux, puis la totalité du corps ;
2°) Savonner le visage et les cheveux avec le savon antiseptique en frictionnant jusqu’à l’obtention d’une mousse blanche ;
3°) Savonner le corps du haut vers le bas ;
4°) Rincer abondamment les cheveux et tout le corps.

Le matin de l'opération
Procéder à la deuxième douche suivant la même technique.
 

Protection opératoire

Protection opératoire

 

 APRÈS L'INTERVENTION

Techniquement
Les suites opératoires du Lasik ne sont pas strictement Indolores car on ressent, le jour même, une sensation de picotement pendant 2 à 5 heures, semblable à celle provoquée par un cil, un larmoiement, une sensation de brûlure... la vision est floue. En revanche pour la PKR on sait que 2 à 5 jours pénibles sont possibles avec pleurs, forte sensibilité, éblouissement, sensation de corps étranger.

La récupération visuelle est correcte dès le lendemain avec le Lasik et s’améliore rapidement pendant les quelques jours qui suivent. Stabilisation en quelques mois. Parfois il existe une asymétrie ou une gêne de très près ou de très loin la conduite et la reprise du travail sont le plus souvent possibles dès le lendemain du LASIK.

En PKR l'évolution est bien plus lente. La vision est floue quelques jours et ira lentement en s'améliorant en quelques semaines. Seule cette technique peut justifier d'interrompre très peu de jours son activité professionnelle. La douleur des premiers jours fait partie du parcours de la PKR

Il ne faut en aucun cas employer seul et sans avis médical des collyres anesthésiques qui sont toxiques pour la régénération cornéenne.

2 consultations au moins après le LASIK
Les premiers jours : pour voir la cicatrisation et vérifier le volet.
Avant 4 mois : pour apprécier le résultat visuel final.

La PKR peut justifier 2 à 3 visites au moins si la seconde ne signe pas une restauration totale

Le travail est autorisé le plus tôt possible sauf si le médecin pense l'inverse. Vous pouvez conduire dès le lendemain si la vision est restaurée en lasik mais soyez prudent et vérifiez bien que vous n'êtes plus photosensible.

Plus la correction est élevée, plus longue sera la période de récupération. Ne soyez pas inquiet si la qualité de votre vision ne vous semble pas parfaite à court terme. Elle s’améliorera avec le temps.

Il est fréquent de noter une légère différence de qualité de vision entre les deux yeux. Idéalement, vous devriez éviter de cacher un oeil pour la comparaison. En laissant les deux yeux travailler ensemble, vous faciliterez l’adaptation de votre système visuel à votre nouvelle condition. De plus, la vision binoculaire est toujours supérieure à la vision d’un oeil à la fois.

Les mentions du permis de conduire devront faire l'objet d'une modification préfectorale

Vous pourrez prendre votre douche ou votre bain dès le lendemain de la chirurgie.

Gardez vos yeux fermés dans la douche et évitez de diriger le jet d’eau directement sur vos yeux durant la première semaine. Évitez également, les premiers jours, de faire entrer de l’eau ou du shampooing dans vos yeux.

Vous devriez éviter les piscines, plongées, sports aquatiques, bains de vapeur et saunas durant deux semaines.

Par la suite, la baignade peut être reprise avec le port de lunettes de natation. Évitez de plonger durant les premières semaines. 

Il est déconseillé de donner ses cornées dans le cadre du don pour greffe : mentionnez cette opération sur vos documents et faites-le savoir à votre entourage.

Les collyres lubrifiants sont poursuivis assez longtemps. Il n'y a pas de règle mais les fumeurs, les presbytes, les allergiques, les personnes travaillant en atmosphère confinée... peuvent être conduits à instiller durant plusieurs mois des collyres. Ce qui est important est de ne pas employer des produits contenant des conservateurs et excipients irritants.

Piscine, sauna, jardinage... et manipulation d’animaux qui peuvent favoriser les infections par des germes ubiquitaires atypiques tels les mycobacteriums et les champignons sont fortement déconseillés dans les suites immédiates de chaque procédure.

Les conjonctives restent rouges ou rosées durant 2 à 4 semaines.

La sécheresse oculaire

La chirurgie laser entraîne une désensibilisation temporaire de la cornée et par conséquent, une interruption du réflexe de production de larmes qui maintient la cornée hydratée en permanence  .

Il est habituel de ressentir un assèchement des yeux après la chirurgie Parfois, ce symptôme peut persister plus de 3 mois.

L’assèchement peut se manifester par différents manifestations :

  • Sensation de picotement ou de grains de sable dans les yeux
  • Brûlures
  • Yeux collés le matin au réveil
  • Vision fluctuante
  • Perception de halos autour des lumières
  • Éblouissement.

L’usage régulier de larmes artificielles simples ou au hyaluronate (3 à 8 fois par jour voir plus) pendant les 4 premiers mois permet de diminuer l’intensité de ces symptômes et d'attendre la récupération progressive et spontanée

 

Fréquemment cette sécheresse est, en fait, sous tendue par une inflammation chronique des glandes lacrymales situées dans le bord des paupières : la blépharite. Cette affection, rarement grave est en revanche tenace et évolue par poussées. Elle est l’apanage des anxieux diabétiques , allergiques et sujets à profil exposé.

La guérison est rarissime mais la blépharite est améliorable.

La perception de halos et l’éblouissement

Il est normal de percevoir des halos (auréole floue) ou un étirement des lumières pendant une période de 3 à 4 semaines suivant la chirurgie.

Ce symptôme est principalement dû à la diminution temporaire de la transparence et de la régularité de la cornée pendant sa guérison. Vous aurez l’impression de voir les lumières à travers un fin brouillard.

 

 

La perception de halos pourrait être plus importante ou plus prolongée si :

  •  forte myopie, hypermétropie ou astigmatisme
  •  yeux secs
  •  monovision (un oeil corrigé de loin et l’autre, de près)
  •  grandes pupilles à l’obscurité  Dans de rares cas, ces halos pourraient être permanents.
  •  

Toxicité des collyres

  • À l’inverse des réactions d’allergie qui sont liées à des quantités, même très faibles de produits, les phénomènes de type toxique sont au contraire beaucoup plus fréquents, beaucoup plus discrets et ils évoluent à bas bruit. Ils sont essentiellement dépendants du temps, de l’administration et de la dose. Plus il y a de produit toxique administré, et plus longtemps il est en contact avec l’œil, plus des phénomènes toxiques vont se manifester. Les manifestations cliniques sont le plus souvent discrètes. Ce sont des irritations, des sensations de brûlure, d’œil sec, d’instabilité lacrymale.
     
  • Sur le plan clinique, les signes sont le plus souvent discrets : une conjonctivite plus ou moins spécifique, une blépharite modérée, et surtout une atteinte du film lacrymal, éventuellement de la cornée. Le film lacrymal est particulièrement sensible aux médicaments au long cours et en particulier à leurs conservateurs.