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Une vue devenue normale

La vue sans correction optique est possible avec la chirurgie réfractive. C’est une opération éprouvée depuis près de 30 ans et très sûre...

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Vous êtes déjà presbyte

Les résultats

La crainte de toucher les yeux est un obstacle important pour beaucoup de personnes pourtant l’intervention est très sécurisée et comporte très peu d’aléas entre de bonnes mains...
La question de l'œil sec

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Une vue devenue normale - Validation Dr M. TIMSIT

À la fin de l’intervention la vision est floue mais va s’améliorer. C’est bien d’être raccompagné chez soi par un proche.

80 % du résultat est atteint en 24 heures environ (variable selon l’importance du ou des défauts visuels corrigés). L’acuité visuelle progresse tous les jours et devient réellement stable au terme d’un mois.

Après une technique PKR : la récupération visuelle est lente, accompagnée de fortes gênes, de pleurs et de photophobie.
Une interruption de l’activité professionnelle est préférable. La vue nouvelle redevient progressivement normale à partir de 3-4 jours, parfois plus lentement de près.

Après une technique LASIK ou Smile : la récupération visuelle intervient dans les 10 heures. La vision est récupérée à 80 % - 90 % dès le lendemain. Aucun arrêt de travail n’est nécessaire sauf si des contraintes professionnelles existent (pilote d’avion, plongeur, vétérinaire…).

Après une technique presbylasik : tout se déroule comme pour le lasik, mais avec bien souvent une inégalité volontairement créée entre les deux yeux, cela se nomme la monovision.

Après un implant : une petite gêne peut exister le premier jour puis très vite la vision s’installe dans sa nouvelle modalité. L’activité peut être reprise en quelques jours.

Toutes les opérations peuvent entraîner des effets visuels, souvent faibles et parfois absents : halos, petit éblouissement, sensibilité à la lumière… c’est anodin et la décroissance puis la disparition suivront.
En revanche le laser sèche les yeux, il faut bien les hydrater. Cette humidification est très utile les 3 premiers mois.

Les jours d’après 

Les résultats visuels sont spectaculaires. La vie redevient libre de toute correction optique. La stabilisation visuelle demande environ 2 mois durant lesquels il est souhaitable de continuer à lubrifier l’œil avec un collyre.
L’opéré(e) redécouvre le plaisir de se réveiller en voyant, de bien se détailler dans un miroir, de reconnaître facilement de loin, de bien lire de près, de faire du sport en toute liberté, d’aller dans l’eau sans appréhension, de changer son aspect esthétique et enfin d’économiser sur l’achat des lentilles de contact ou de lunettes.

Les résultats 

Quels sont les résultats du LASIK et de la PKR ?

Nous disposons de nombreuses études au long terme qui permettent de donner des certitudes. Nous ne considérons que les interventions modernes réalisées depuis 2015 :

  • 98 % des cas : élimination des lunettes avec un seul traitement,
  • 97 % des cas : plus de correction complémentaire,
  • 2,5 % des cas : un traitement laser complémentaire peut être nécessaire,
  • 0,5 % : un aléa survient nécessitant des soins heureux la plupart du temps,
  • des effets secondaires sont possibles, surtout pour les très fortes corrections, généralement ils s'estompent en plusieurs mois,
  • en PKR la récupération visuelle est plus lente mais elle sera équivalente à celle procurée par le lasik.

Résultats (France 2020) à 6  mois du lasik montrant l'efficacité, et la prédictibilité ainsi que la sûreté
Résultats (France 2020) à 6  mois du LASIK montrant l'efficacité, et la prédictibilité ainsi que la sûreté.

Résultats et satisfaction

La chirurgie oculaire au lasik connaît une immense popularité : près de 30 millions de personnes y ont eu recours !
Connaît-on bien ses effets secondaires et leur impact sur le quotidien des opéré(e)s ?
La satisfaction à un mois dans des séries de dizaines de milliers d’opérés révèle que la satisfaction dépasse 96 % et que 98 % des opérés se feraient opérer à nouveau.

 

Zoom

Des aléas ?

La sécheresse oculaire

La sécheresse oculaire

La chirurgie laser entraîne une désensibilisation temporaire de la cornée et par conséquent, une interruption du réflexe de production de larmes qui maintient normalement la cornée hydratée en permanence.

Il est habituel de ressentir un assèchement des yeux après la chirurgie, parfois, ce symptôme peut persister plus de 3 mois.

L’assèchement peut se manifester par différentes manifestations :

  • Sensation de picotement ou de grains de sable dans les yeux.
  • Brûlures.
  • Yeux collés le matin au réveil.
  • Vision fluctuante.
  • Perception de halos autour des lumières.
  • Éblouissement.

L’usage régulier de larmes artificielles ou de produits essentiellement à base de hyaluronate (3 à 8 fois par jour voire plus) pendant les 4 premiers mois permet de diminuer l’intensité de ces symptômes et d'attendre la récupération progressive et spontanée.

Fréquemment cette sécheresse est, en fait, sous tendue par une inflammation chronique des glandes lacrymales situées dans le bord des paupières : la blépharite. Cette affection, rarement grave est en revanche tenace et évolue par poussées. Elle est l’apanage des anxieux diabétiques, allergiques et sujets à profil exposé.  ..

La guérison est rarissime mais la blépharite est améliorable.

La sécheresse oculaire

La perception de halos et l’éblouissement

Il est normal de percevoir des halos (auréole floue) ou un étirement des lumières pendant une période de 3 à 4 semaines suivant la chirurgie.

Ce symptôme est principalement dû à la diminution temporaire de la transparence et de la régularité de la cornée pendant sa guérison. Vous aurez l’impression de voir les lumières à travers un fin brouillard.

Les aléas ont fait l’objet d’un rapport officiel à l’ANSM en 2015
http://ansm.sante.fr/Dossiers/Chirurgie-refractive-Complications-et-effets-Indesirables-de-la-chirurgie-dite-Lasik/Les-differentes-techniques-de-chirurgie-refractive/(offset)/0

Pour le parc national on recense 59 lasers femtosecondes et 141 lasers excimers, tous dans les établissements de santé. Une enquête auprès de sept fabricants a listé des effets indésirables et complications, afin de connaître leur fréquence en taux de survenue et la source de l’information (données de surveillance ou bibliographiques). Les résultats ne sont pas très homogènes car des aléas et incidents minimes sont rapportés au même titre que d’autres plus notables.

Cartographie des aléas

La fréquence maximale des complications rapportées est de :

  • 1,5 % pour les problèmes de découpe du volet cornéen,
  • 5,3 % pour des problèmes de cicatrisation anormale pouvant aboutir à une opacification partielle et transitoire de la cornée,
  • 0,00014 % pour des déformations de la cornée allant jusqu’à l’ectasie secondaire,
  • 3 % pour les infections,
  • 0,15 % pour les inflammations à distance dans le temps de la chirurgie. S’agissant des effets indésirables liés à la qualité de la vision, la fréquence maximale rapportée est de - 23,9 % pour les sécheresses oculaires,
  • 0,017 % pour les perceptions de halos lumineux,
    Halos lumineux
  • 3 % pour les phénomènes d’éblouissements,
  • 0 pour les gênes à la vision nocturne (pour tous les fabricants),
  • 2,4 % pour les visions dédoublées (diplopie),
  • 0,00047 % pour les déformations des images,
  • 0,3 % pour les réductions d’acuité visuelle.
    Ces phénomènes visuels sont régressifs mais longs à disparaitre 12 à 18 mois peuvent être nécessaires.
  • 7,9 % pour les invasions épithéliales (colonisation de l’espace créé sous le volet par des cellules de la surface de l’œil).
    Invasions épithéliales

Plusieurs effets ont été signalés par différents fabricants ; l’effet ayant été signalé avec la plus haute fréquence concernait des visions troubles/des voiles,  

Les retraitements réfractifs

Tout acte chirurgical peut demander à court ou moyen terme une retouche.

L'objet est :
- soit de corriger un écart de résultat,
- soit de compenser un petit décentrement.

Un retraitement à visée réfractif intervient entre 2 et 6 % des cas le plus souvent il s’agit d’un reliquat myopique. L’astigmatisme est aussi par nature difficile à réduire complètement. Les aléas de la première découpe peuvent se retrouver en retraitement. Le retraitement est rapide et gratuit à la Clinique de la Vision s’il intervient dans les 6 mois.  

Aléas possibles en Lasik

Bibliographie

Effets indésirables et complications liées à la chirurgie Lasik

Complications affectant le volet cornéen

Certaines complications peuvent survenir lors de la création du volet cornéen , première étape de la chirurgie Lasik.

Elles sont moins fréquentes depuis l’apparition du laser femtoseconde. On peut citer cependant :

  • Les problèmes liés à la découpe du volet cornéen : ces complications sont estimées comme pouvant atteindre 1,5 % (données des fabricants) ;
  • Une cicatrisation anormale qui peut aboutir à une opacification de la cornée : survenue estimée comme pouvant atteindre jusqu’à 5,3 % (données des fabricants) ;
  • Déplacement et plis du volet, plus fréquents en cas de microkératome mécanique qu’avec le laser femtoseconde : les taux rapportés dans les publications peuvent atteindre 2 %.

Infection et Inflammation

Les publications mentionnent des taux de survenue d’infection suite à la chirurgie Lasik allant jusqu’à 1 % des cas. Les données de surveillance des fabricants indiquent des taux allant jusqu’à 3 %, et jusqu’à 0,15 % pour la survenue d’inflammation à distance de la chirurgie.  
Ces effets ne sont pas spécifiques à la chirurgie Lasik.
La kératite lamellaire diffuse (encore appelée effet des "sables du Sahara") est une complication spécifique à la chirurgie Lasik.
Cette inflammation de l’espace situé sous le volet cornéen est de survenue variable, de 0,42 % à 19 % des cas selon les conditions des études effectuées et selon le stade de la kératite évaluée (stade 1 à 4 ou 1 à 3 selon les classifications).
L’œil est alors larmoyant, souvent gêné par la lumière et douloureux.
Le retentissement sur la vision dépend du degré de sévérité et de la localisation de la complication.

Invasion épithéliale

L’invasion épithéliale est une complication précoce du Lasik : elle peut survenir peu de temps après l’intervention chirurgicale.
Elle est due au passage des cellules de la surface (cellules épithéliales) dans l’interface cornéen, sous le volet cornéen formé par le laser femtoseconde. Du fait de son caractère récidivant cette complication est parfois difficile à traiter.
Elle est  plus fréquente lorsque l’intervention a nécessité une retouche. Les données de surveillance des fabricants indiquent une fréquence allant jusqu’à 7,9 % des cas lorsqu’il y a retouche.
Le retentissement sur la vision dépend du degré de sévérité et de la localisation de la complication.

Perception de halos lumineux, altération de la vision nocturne

Les résultats de l’étude de la FDA de  2014 indiquent, pour les patients qui n’en présentaient pas avant l’opération, une fréquence de survenue post-opératoire de : 35 % de halos et  28% d’éblouissements.
Cette étude indique également que les effets de halos et d’éblouissements sont extrêmement gênants pour respectivement 1,8 % et 3,5 % des patients interrogés.
Les phénomènes d’éblouissement et les halos régressent généralement entre 1 à 3 mois après cicatrisation. Lorsqu’ils persistent, ils  sont le plus souvent liés à l’existence d’aberrations optiques et peuvent nécessiter une nouvelle intervention.
Si  le  diamètre du volet cornéen est trop faible par rapport à la taille de la pupille, comme par exemple dans la pénombre, la vue de nuit peut également se trouver altérée.

Vision dédoublée

Les données des fabricants indiquent des taux de survenue de vision dédoublée (diplopie : perception de deux images pour un seul objet) allant jusqu’à 2 % des cas rapportés.
Certaines diplopies peuvent être traitées à l’aide de lunettes, de lentilles de contact, ou d’une intervention chirurgicale réfractive de retouche.

Sur-corrections et sous-corrections

Lors de l’intervention, la correction apportée à l’œil peut être supérieure ou inférieure à la correction initialement attendue.
Ces situations,  rares selon les publications (moins de 3%), peuvent nécessiter une nouvelle intervention.

Ectasie secondaire

Cette déformation de la cornée opérée peut survenir plusieurs années après la chirurgie.
Très exceptionnelle et tardive (1 cas sur 700 000 environ selon les données de surveillance des fabricants) c'est la complication la plus redoutée de cette chirurgie.
La plupart des patients la développant étaient auparavant porteurs d’un kératocône latent, non dépistable au moment de la chirurgie.
Le kératocône correspond à une déformation de la cornée qui s’amincit progressivement, perd sa forme sphérique normale et prend une forme de cône irrégulier.
La plupart des kératocônes sont aujourd’hui dépistés au moment du bilan pré-opératoire, mais il n’existe pas à cette heure de critère absolu permettant de garantir la prévention d’une ectasie secondaire.

Réduction de l’acuité visuelle

Une réduction de l’acuité visuelle a été reportée avec une fréquence allant jusqu’à 0,5 % selon les données des fabricants.
Elle peut être la conséquence des complications précitées.
La perte totale de la vision est un évènement exceptionnel mais qu'il n'est pas possible d'exclure de manière formelle.

Et lorsque cela n’est pas parfait

Il est inévitable lorsqu'on n'obtient pas 100 % qu'une déception se manifeste. Sur des forums ou des sites revendicatifs on peut trouver des témoignages ou des dires procédant d'un échec de la relation avec le médecin, d'une incompréhension, d'un irréalisme de l'attente ou tout simplement d'un résultat inapproprié. Les "fake news" sont la plaie des réseaux, les avis favorables sont parfois arrachés ou provoqués.
Fake news
La somme des bénéfices est immensément supérieure à celle des inconforts ou aléas. La chirurgie réfractive est avant tout une chirurgie et il ne faut jamais oublier que les meilleurs gardes fous ne suppriment pas les écarts. L'US Navy autorise les aviateurs à se faire faire un lasik, des astronautes furent opérés, des champions de golf comme Tiger Woods, des acteurs, des sportifs et beaucoup de personnes connues et bien informées sont opérées, La balance est fortement favorable à la réussite. S’il y a quoique ce soit à faire pour améliorer votre chirurgien sera toujours présent pour vous aider, y pallier et vous accompagner.

Bibliographie

Kook D, Mayer WJ, Shajari M, Steinwender G, Kohnen T Enhancements after Refractive Corneal Surgery . .Klin Monbl Augenheilkd. 2020 Jul;237(7):907-919. doi: 10.1055/a-1148-2744. Epub 2020 Apr 17.

Dernière modification le : 03/11/2021