Opération PKR et Trans PKR

Trans PKR et PKR - Validation Dr L MOYAL

- Ancien interne des Hôpitaux de Paris
- Fellow of the European Board of Ophthalmology
- Praticien au Centre Hospitalier National d’Ophtalmologie des Quinze-Vingts
- Spécialisé en Chirurgie Oculaire Réfractive et de la Cataracte
- Orateur à plusieurs congrès nationaux et internationaux
 
 
 
 
 
 

La PKR (Photo-kératectomie Réfractive) s’effectue avec ou sans ablation de l’épithélium cornéen.
Dans ce dernier cas, il s'agit le de la Trans PKR forme nouvelle de la PKR classique.

Bibliographie

El Hout S, Cassagne M, Sales de Gauzy T, Galiacy S, Malecaze F, Fournié P. Transepithelial photorefractive intrastromal corneal crosslinking versus photorefractive keratectomy in low myopia. J Cataract Refract Surg 2019;45:427–436.

 

la TPKR

La TPKR en temps réel sur Teneo 2

La PKR est une méthode simple, rapide, sûre et précise. Le principe du laser excimer employé est similaire à celui employé pour la seconde partie d'un Lasik. Mais il n' y a aucune découpe. Le traitement est direct sur la surface cornéenne. Aujourd'hui elle s'effectue de plus en plus sous la forme de la Trans PKR. Cette technique en no touch et ne fait appel à aucun instrument: c'est tout laser. La récupération est plus rapide qu'avec la PKR simple et souvent un peu moins gênante.
Les lasers de surface dont la PKR et la trans PKR sont des méthodes les plus sécuritaires et donc sont retenus dans un certain nombre de conditions : cornée fine, cornée asymétrique, indice de morphologie biométrique non standard, professions militaires et activités sportives à risque oculaire, crainte individuelle de la découpe du lasik, inexpérience du chirurgien en lasik, moindre coût...

La trans PKR ne peut être réalisée pour des myopies inférieures à -1.5 dioptrie mais en revanche elle peut être proposée jusqu'à -8 dioptries.

La Clinique de la Vision possède deux lasers recourant à ce procédé ultra moderne.

TRANS EPI PKR

Les lasers sont les mêmes que pour le lasik.
L’acte est indolore grâce uniquement de l’emploi de quelques gouttelettes insensibilisantes.

Les inconvénients de l’opération PKR résident dans la récupération de 48 à 72 heures, temps nécessaire à la cicatrisation de l’épithélium et, dans certains cas, dans l’apparition d’un voile cicatriciel (haze) disparaissent en quelques mois sans gêner le plus souvent.
Un produit anti-cicatrisant est souvent adjoint en application sur la cornée pour limiter ce voile. Les activités ne se reprennent pas avant 4 jours.
La PKR est aussi une chirurgie numérique dont les indications les plus larges sont chez les porteurs de cornée mince ou irrégulière. Surtout elle est considérée comme très sûre et est donc privilégiée par les militaires, les sportifs…

L’épi-lasik, le Lasek… sont des procédés de laser très voisins au résultat superposable.

Comment se déroule la PKR ?

PKR
Voir la BD

 

Zoom

Détails sur la PKR

La PKR, Transépithéliale PKR, le LASEK, l'ÉPI-LASIK, sont tous des traitements de surface au laser excimer.

Tous ces procédés aboutissent au bout de 6 mois au même résultat que le lasik et même au-delà. Seuls les déroulements des opérations et du suivi postopératoire sont différents. Toutes ces interventions, de noms variés, reviennent à peu de chose près aux mêmes principes, objectifs et conséquences.

Ce sont des traitements superficiels car il n'y a pas de volet et donc pas de découpe.

La Transépithéliale PKR est un traitement cornéen direct au laser théoriquement en un seul temps. Il n'y a pas de pelage, pas de grattage, pas découpe et pas d'incisions. C'est un tout laser. La photokératectomie à visée réfractive (PKR) en mode transépithélial (trans-PKR) est dorénavant proposée en routine avec un léger surcoût par rapport à la PKR conventionnelle.

Trans PKR

La PKR simple comporte une très fine ablation insensible de la couche superficielle de la cornée (l’épithélium). Le traitement laser est alors direct sur la surface de la cornée. C’est très rapide et indolore.

Les lasers et algorithmes employés pour les PKR sont strictement identiques à ceux du lasik et donc entraînent des résultats superposables.

La majorité des chirurgiens expérimentés réservent actuellement le laser de surface :

  • aux faibles ou moyennes amétropies ;
  • aux fortes amétropies en associant par principe une imprégnation d’amycétine diulée ;
  • aux cornées présentant une irrégularité ou une asymétrie ;
  • aux cornées très minces (inférieures à 500 microns) ou à un facteur de risque lasik ;
  • à des nécessités d’aptitude ;
  • à un choix délibéré par le chirurgien ou le patient.

La PKR peut être associée à des traitements adjuvants pharmacologiques durant l'intervention (mitomycine : amycetine diluée...). Ces antimitotiques locaux inhibent la synthèse ADN et agissent très vite, ils n'ont pas d'effets généraux.

Le haze est lié aux irrégularités transitoires de lame basale épithéliale qui permettent la pénétration de TGF béta épithélial et l’hyperplasie des myofibroblates du stroma antérieur. La mitomycine réduit la prolifération cicatricielle, la repopulation stromale antérieure et la densité finale des cellules myofibroblastiques progénitrices du stroma antérieur. Le produit à 0,02 % ou 0,01 % est posée sur le stroma cornéen durant 10 à 30 secondes, voire plus longtemps en cas de retraitement.

Bibliographie

Charpentier S, Keilani C, Marechal M, Friang C, De Faria A, Froussart-Maille F, Delbarre  Corneal Haze post photorefractive keratectomy  J. fr. Ophtalmol   44(2021)142S-1438

AVANTAGES - Validation Dr G Montefiore

- Ancien interne des Hôpitaux de Paris
- Ancien chef de clinique-assistant des Hôpitaux de Paris
- Fondateur de la Clinique de la Vision
- Directeur médical Point Vision Antony
- Spécialisé en Chirurgie Oculaire Réfractive et de la Cataracte
- Orateur à de nombreux congrès nationaux et internationaux
 
 
 
 
 
 

Simplicité : la PKR évite l’apprentissage difficile de la découpe du lasik et les complications potentielles de cette découpe du volet cornéen.

Efficacité : Les résultats visuels de la PKR sont les mêmes que ceux du lasik pour les myopies et les hypermétropies mais à partir du troisième mois

Coût : le coût de la PKR est inférieur à celui du lasik.

La TPKR réduit le délai de cicatrisation et donc de douleurs
La TPKR réduit le délai de cicatrisation et donc de douleurs

INCONVÉNIENTS - Validation Dr G Montefiore

Le confort à court terme de la PKR est moins bon que celui du lasik. Dans les études comparatives, plus de 90 % des patients préfèrent le Lasik à la PKR. Toutefois la trans PKR gagne une journée dans la récupération des premiers jours.

La douleur induite par la PKR est réelle et dure en moyenne 3 jours. Elle nécessite un traitement composé de collyres et antalgiques. Chaque individu présente un seuil personnel de sensibilité et certains supportent assez bien la PKR.

Le délai de récupération de la vision est plus long que pour le lasik. La vision s’améliore au cours des premières semaines, mais avec de fluctuations. L’acuité visuelle commence à s'établir avec une impression de léger flou, qui se dissipe progressivement durant le premier mois. La reprise d’une activité professionnelle est possible dès le troisième jour. Le port de verres teintés (lunettes de soleil) est fortement recommandé s'il y a une forte exposition lumineuse. Au troisième mois la vision sera semblable à celle atteignable en Lasik.

La réaction de cicatrisation de la surface de la cornée, variable selon les individus, peut gêner la vision nocturne et altérer la précision de correction optique. La cicatrisation « haze » régresse progressivement au cours de la première année. Il faut notamment éviter l’exposition solaire pendant les 6 mois suivant l’intervention, et bien lubrifier.

La réaction de cicatrisation de la surface de la cornée

Les complications graves de la PKR sont extrêmement rares. Il s’agit donc d’une technique très sûre.

Dernière modification le : 16/11/2021