Découvrir la cliniqueLa Clinique de la Vision est ouverte à Paris depuis 15 ans pour une chirurgie réfractive exclusive et de niveau international. Sa renommée a conduit parmi les meilleurs chirurgiens de province à bénéficier de son expérience et de son expertise afin de former un groupement de compétences et de qualité. Des centres authentifiés par le logo CLV s'attachent aux valeurs fondatrices et au respect de la charte commune. C'est une garantie pour les patients et les chirurgiens.

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Les métiers de la vision

L’OPHTALMOLOGISTE

 

C’est un médecin spécialiste. La durée de la formation est, après les études de médecine, de 5 ans durant l’internat. Le cursus exige donc au minimum 11 années et très souvent 13 pour une formation très spécialisée. Actuellement ce sont les candidats les mieux classés au concours national qui choisissent cette discipline qui recrute donc dans le meilleur du vivier médical. Après l’internat environ la moitié peut devenir chef de clinique leur permettant de peaufiner la formation et souvent d’acquérir une hyper spécialisation. L’ophtalmologiste dispose de tous les droits et devoirs des médecins spécialistes. Un peu de moins de 60 % exercent en secteur à honoraires libres.

Le centaure Chiron est le premier thérapeute oculaire connu en guérissant la vue aux fils d’Amintor et qui aurait été le maître d’Asclépios qui fonda une école médical célèbre et exclusive. Les mésopatamiens avaient un code dont la stèle d’Hammourabi rappelle dans 3 chapitres que si l’ophtalmologiste doit être bien rémunéré il a contrepartie une sorte d’obligation de réussite en prévoyant que le médecin aurait les mains tranchées si il faisait perdre la vue à un patient opéré de cataracte.

L’ORTHOPTISTE

 

Alors qu’un seul décret de compétences avait vu le jour en trente ans (création de la profession en 1956 et premier décret en 1988), la dernière décennie a vu se succéder deux décrets de compétences (en 2001 et 2007) et des avenants récents jetant les bases de la délégation de tâches et venant par là même bouleverser complètement le champ d’action des Orthoptistes.

L’orthoptie consiste en « des actes de rééducation, de réadaptation et d'exploration de la vision utilisant éventuellement des appareils et destinés à traiter les anomalies fonctionnelles de la vision ».
Rétinographie non mydriatique, périmétrie, campimétrie, vision des couleurs, sensibilité aux contrastes peuvent être réalisés de manière autonome en présence d’un médecin ophtalmologiste en mesure d’en contrôler l’exécution et d’intervenir immédiatement : OCT, Tonométrie, Biométrie, Angiographie, Topographie, pachymétrie.
C’est la mise en place du travail dit « aidé », c’est-à-dire de la délégation de tâches. On compte en France 3 232 orthoptistes environ, dont 1 882 libéraux et 1 350 salariés.
De 2002 à 2009 les effectifs ont augmenté de 33 %. La profession est jeune : 65 % < de 45 ans avec 15 écoles diplômant environ 240 orthoptistes par an. De plus en plus d’ophtalmologistes travaillent en collaboration étroite avec des orthoptistes.

L’OPTOMÉTRIE

 

Ce métier n’existe pas en France et n’est pas reconnu. On le trouve dans des pays étrangers où le nombre de médecins ophtalmologistes est bien plus bas qu’en France et celui des opticiens très réduit.

L’optométrie est enseignée en France car cette source de revenus aux « enseignants », en dépit de l'impasse professionnelle, assure une activité à ceux qui gomment l’absence de débouché aux étudiants naïfs et riches d’espoirs. L’optométriste effectue des actes médicaux sans vérification par le médecin et sans avoir les connaissances médicales. Il peut donc ouvrir une boutique et vendre à partir de ses propres constatations.
La confusion est donc extrême en donnant la possibilité d’introduire le commerce dans une prescription médicale. Que dirait-on si le médecin vendait les médicaments de sa propre ordonnance ?

En pratique l’espoir que ce métier permettrait de réduire les délais d’attente est battu en brèche par la réalité où l’on observe la création de centres médicaux très efficaces en matière de prescription. Les orthoptistes permettront de pallier, en quelques années, à ce besoin car ils disposent désormais du droit de suivre la réfraction.

Ajoutons que cette activité constituerait une source incontrôlable de nouvelles dépenses optiques sans pour autant améliorer la santé publique.

L’OCULARISTE

 

C’est le technicien artisan qui fabrique les prothèses oculaires. Ils ne sont que quelques dizaines.

L’OPTICIEN

 

L’opticien est un technicien supérieur ayant passé le Brevet Technique Supérieur d’opticien lunetier qui est dispensé dans des établissements publics ou privés.

Beaucoup sont salariés dans un magasin d’optique d’autres possèdent, seuls ou en association, plusieurs points de vente. Le nombre de ces derniers stagne depuis un an à presque 11 000 en dépit d’un nombre très élevé de professionnels récemment formés.
Les boutiques tenues par des opticiens lunetiers expérimentés sont de moins en moins nombreuses en raison de la foison de jeunes professionnels. Le métier d’opticien est affranchi de la surveillance d’un conseil de l’ordre ou d’un code de déontologie réglementaire.
Les opticiens sont avant tout des marchands spécialisés. Ceci ne limite pas le rôle de conseil que tout bon professionnel se doit d’avoir. La concurrence augmente parallèlement aux prix, les chaines de franchise ou de coopérative et alliances diverses, les points de vente quasi spécialisés dans la vente mutualiste, l’apparition d’un dynamique marché internet, les boutiques low cost…. sont autant de changements dans le paysage.
Le chiffre d’affaires moyen a reculé passant de 500 000 € à 493 000 en 2010 alors que les ventes progressaient de 2,1 %, les opticiens font environ 8 % de leur chiffre d'affaires sur des ventes sans ordonnance (étrangers, ou personnes sans remboursement).

Ce qui est déterminant pour un opticien c’est la surface de sa boutique, elle lui permet d’augmenter l’offre, de la rendre attractive et de proposer des produits associés à forte rentabilité. L’emplacement, bien entendu, joue aussi un rôle important. Somme toute seuls les petits opticiens indépendants sont en véritable arrêt de croissance. La franchise leur coûterait jusqu’à 15 % du chiffre d’affaires. 

Ce n’est certainement plus un vrai métier d’avenir compte tenu, entre autres, du maintien de la prescription de lentilles de contact aux seuls spécialistes médicaux, de la concurrence internet et low cost ainsi que du blocage à la croissance des revenus. Il existe un bac et un brevet en optique-lunetterie ainsi qu’un certificat de monteur en optique. Après le BTS il est conseillé de suivre une maîtrise spécialisée ou économique.

Le prix moyen en France d’une lunette standard pour myope est de 277 € et de 580 € pour les lunettes à verres progressifs. La fréquence de renouvellement est de 3/5 ans. Essilor détient environ 70 % du marché des verres et arrive ainsi à conserver les prix relativement haut. La marge nette d’un tel industriel est proche des 20 % !
Les fabricants de montures (surtout italiens) à griffes sont dans le même cas de figure. Des niches à valeur ajoutées sont les options telles que les traitements antireflets, antisalissure, les verres dits anti buée… Ces formules permettent rapidement d’induire une facture majorée de 50 à 100 € au minimum. Une niche nouvelle est l’extension du marché des lunettes pour enfants en raison de l’importance du dépistage et du remboursement à 100 % avant 16 ans (sur ordonnance).

Les verres de lunettes représentent jusqu’à 70 % de la marge totale du magasin et rapportent de 2 à 5 fois le prix d’acquisition par l’opticien. Les montures varient de 2 à 3 fois.
Le prix des verres de lunettes est variable et des écarts de près de 80 % sont constatés d'une boutique à l'autre.
Autant les prix de montures sont à peu près comparables, tel n’est pas le cas de celui des verres. Les clients se sentent souvent obligés d'accepter les tarifs des verres des lunettes et posent peu de questions. L’opticien peut conseiller en priorité les verres les plus chers, par exemple parce qu’ils sont fabriqués par son fournisseur habituel ou en raison d’une meilleur marge.
L’indice des verres amincis joue beaucoup : plus le défaut optique est important, plus le verre doit être aminci et plus il coûtera cher. Les promotions et les effets d’aubaines sont des méthodes commerciales classiques.
L’opticien demeure un professionnel guidant le client et le conseillant. Il n’y a rien d’anormal à ce que l’opticien oriente un choix, dans la majorité des cas s’il y a une anomalie ou un détail troublant il peut prendre contact avec l’ophtalmologiste pour affiner la détermination du bon achat.

Le Décret n° 2007-553 du 13 avril 2007 représente une avancée importante dans le sens de la reconnaissance des compétences de l’opticien. En effet, l’opticien peut sous certaines conditions, effectuer la réfraction, et si besoin, modifier la prescription, si la correction a évolué. L'opticien a alors le devoir d'informer l’ophtalmologiste de l'évolution du défaut visuel de son patient.
La vente par Internet est encore peu importante mais est amenée à croître. Les obstacles de départ sont levés : mesure de l’écart pupillaire, choix de la forme en fonction du visage, respect de l’ordonnance ...
Les sites répondant aux normes légales exigent au moins une prescription de départ et la possibilité d’un contrôle opticien. Il est probable que les groupements d’opticiens vont eux-mêmes prendre en charge une diffusion par internet.

Le marché de l’optique est colossal et dix fois plus important que les dépenses de santé ophtalmologiques, les enjeux sont tels que le poids de la santé pèse encore trop peu face aux désirs des fabricants, des diffuseurs et des vendeurs.


L'IMPORTANCE DE L'OPHTALMOLOGIE POUR LES FRANÇAIS

 

Un sondage réalisé par l'IFOP pour le SNOF (Syndicat national des ophtalmologistes de France) montre que 76 % des Français portent des lunettes ou des lentilles, et, qu'ils soient amétropes ou non, l'ophtalmologiste est le professionnel le plus compétent pour dépister d'éventuels problèmes oculaires pour 92 % d'entre eux, 4 % pour l'opticien et 2 % pour l'orthoptiste.

82 % des patients estiment en outre que les lunettes doivent être vendues sur ordonnance. « L'achat de lunettes reste un acte médical dans l'imaginaire collectif. Les Français sont attachés au rôle pivot de l'ophtalmologiste et considèrent sa prescription comme une étape clé de la chaîne des soins », commente le Dr. Jean-Bernard ROTTIER, président du SNOF.

Ce rôle se perçoit également dans les motifs de consultation : 52 % des répondants estiment qu'il faut aller régulièrement chez l'ophtalmologiste pour « un bilan oculaire », et 15 % « pour faire renouveler sa prescription de lunettes ou de lentilles.

Pour 78 %, il faut faire contrôler sa vue au moins tous les 3 ans (37% tous les ans) et 63% déclarent que le premier examen de vue doit se faire avant l'âge de 3 ans. Les patients mettent en moyenne moins de 10 minutes pour accéder à l'ophtalmologiste le plus proche de chez eux.
C'est la conclusion d'une étude réalisée par l'IRDES (Institut de Recherche et Documentation en Économie de la Santé) sur les distances et temps d'accès aux soins en France métropolitaine.

50 % des Français y ont accès en moins de 3 minutes et 5 % (établis dans les régions rurales à faible densité de population) sont à plus de 30 minutes.

77 % des Français ont effectué un contrôle de la vue au cours des deux dernières années.
En 2012 pour 77 % des Français, le dernier contrôle de la vue date de moins de 2 ans. Contrôle effectué chez un ophtalmologiste dans 87 % des cas. Mais un million de Français de plus de 16 ans n’a jamais fait contrôler sa vue. Et 15 % sursoient à un équipement.

Les ophtalmologistes sont, avec les radiologues, les spécialistes les plus « proches » de leurs patients, devant les gynécologues et les cardiologues.

LE REMBOURSEMENT DES LUNETTES

 

Déjà symbolique, la prise en charge des lunettes par la Sécurité sociale se réduit comme une peau de chagrin.

Le gouvernement a décidé d'augmenter la participation de l'assuré pour les médicaments à service médical modéré, les médicaments homéopathiques et certains dispositifs médicaux. Sont concernés les verres correcteurs, les montures et les audioprothèses.

Le décret est paru au Journal Officiel samedi 15 janvier 2011. Le taux de remboursement chute à au moins 60 % du « tarif sécu ». Ce texte, entré en vigueur le 16 janvier 2011, modifie entre autres l'alinéa 8 de l'article R.322-1 du Code de la Sécurité sociale.
Il fixe de « 40 à 50 % » la participation de l'assuré pour les frais de produits et prestations listés sur la LPP, contre « 30 à 40 % » auparavant.

Le remboursement des lunettes et des prothèses auditives par la Sécurité sociale, qui se montait jusqu'ici à 65 % du déjà très faible « tarif sécu », chutera donc au minimum à 60 % et au maximum à 50 % de ce forfait. Le conseil de l'UNCAM (Union Nationale des Caisses d'Assurance Maladie) doit fixer le taux exact de la participation de l'assuré dans un délai de deux mois. À défaut, la prise en charge de la Sécurité sociale sera de 60 % du tarif conventionnel.

PLUS D'UN TIERS DES FRANÇAIS RENONCENT À DE NOUVELLES LUNETTES
POUR RAISONS FINANCIÈRES

 

Les derniers chiffres de renoncements à des achats de lunettes pour raisons financières auraient été sous-estimés. Alors que de récentes études estimaient qu'environ 10 % des Français renoncent ou reportent ces achats faute de moyens, une toute récente enquête réalisée par l'IFOP pour la Fondation pour l'innovation politique établit ce chiffre à 34 % ! Publié le 18 novembre 2010, ce sondage réalisé mi-septembre auprès d'un échantillon représentatif de 2 000 personnes montre que, pour des questions d'argent :
- 13 % de la population renoncent ou diffèrent souvent leur achat de lunettes,
- 21 % y renoncent ou le diffèrent de temps en temps,
- 22 % y renoncent ou le diffèrent rarement,
- 44 % (la majorité) n'y renoncent ou le diffèrent jamais.

Aussi, avant d'acheter leurs lunettes, les Français calculent les montants restant à leur charge (47 %), se renseignent auprès de leur complémentaire santé (40 %), comparent les prix et les prestations chez les opticiens (37 %) et font établir des devis (33 %). Et près d'un quart des porteurs de lunettes (21 %) ont déjà adhéré à une complémentaire santé.

La propension à se priver de correction visuelle est particulièrement importante chez les classes moyennes : elle concerne 29 % de cette catégorie (qui représente 52 % des Français). Elle est présente chez 13 % des classes moyennes supérieures (qui représentent 13 % des Français).

Ces taux de renoncements sont identiques à ceux déclarés en matière de soins dentaires. Jusqu'ici, ces derniers étaient le premier poste de santé auxquels les Français renonçaient pour raisons financières. Les soins optiques les ont désormais rattrapés.

Mais ce côté négatif ne doit pas masquer l’excellente couverture sociale en France : 84 % des habitants disposent d’un accès à des modèles de lunettes corrigeant le défaut réfractif. Les limites portent surtout sur le nombre des montures, la qualité et l’aspect, la modernité des verres… Le refus d’accès aux soins ne concerne surtout que les renouvellements.

 

 

 

Dernière modification le 29/05/2013 - 13:23